Histoire littéraire du peuple anglais, Volume 1

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Firmin-Didot, 1894 - 580 pages
 

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Popular passages

Page 406 - Et resta jusqu'au lendemain, Pensif, avec un doux sourire. Comme j'allais avoir quinze ans, Je marchais un jour, à pas lents, Dans un bois, sur une bruyère. Au pied d'un arbre vint s'asseoir Un jeune homme vêtu de noir, Qui me ressemblait comme un frère. Je lui demandai mon chemin ; II tenait un luth d'une main, De l'autre un bouquet d'églantine. Il me fit un salut d'ami, Et, se détournant à demi, Me montra du doigt la colline.
Page 321 - Il ya des gens qui croient au-dessous d'eux de jeter un regard sur ce que l'opinion a traité d'ignoble; mais ceux qui sont un peu plus philosophes, qui sont un peu moins dupes des distinctions que l'orgueil a...
Page 229 - II m'enseigne à n'avoir affection pour rien; De toutes amitiés il détache mon âme ; Et je verrais mourir frère , enfants , mère , et femme, Que je m'en soucierais autant que de cela.
Page 102 - Taillefer qui moult bien chantait sur un cheval qui tôt allait devant le duc allait chantant de Charlemagne et de Roland et d'Olivier et des vassaux qui moururent à Roncevaux.
Page 256 - C'est le peuple du monde qui a le mieux su se prévaloir à la fois de ces trois grandes choses : la religion , le commerce et la liberté.
Page 276 - ... volontiers; et toutes les nuits après son souper je lui en lisois. Mais en lisant nul n'osoit parler ni mot dire, car il vouloit que je fusse bien entendu, et aussi il prenoit grand solas au bien entendre. Et quand il chéoit aucune chose où il vouloit mettre débat ou argument, trop volontiers en parloit à moi, non pas en son gascon, mais en beau et bon françois.
Page 276 - Et avois, de pourvéance, fait escripre, grosser et enluminer et recueillir tous les traités amoureux et de moralité, que au terme de trente-quatre ans...
Page 23 - Sans compter les périls d'une mer orageuse et inconnue, qui voudrait quitter l'Asie, l'Afrique ou l'Italie pour le pays affreux des Germains, leur ciel âpre, leur sol enfin dont la culture et l'aspect attristent les regards — à moins que ce ne soit la patrie.
Page 341 - Enfin à ce même bon sens de Chaucer on doit une chose plus remarquable encore ; c'est que, avec sa connaissance du latin et du français, vivant dans un milieu où ces deux langues avaient une grande faveur, il écrivit uniquement en anglais ; sa prose comme ses vers, son traité sur l'Astrolabe, comme ses contes, sont en anglais. Il appartient à la nation...
Page 198 - Mihi est propositum in taberna mori ; Vinum sit appositum morientis ori : Ut dicant, cum venerint, angelorum chori, Deus sit propitius huic potatori.

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